Le cancer

 

Puce logo Contexte local & besoins qu’il révèle

Aujourd’hui, on compte 50 000 nouveaux cas de cancer par an en Île-de-France. Le système de dépistage en masse explique en partie cette augmentation. Les actions de prévention par le dépistage, permettent de toujours toucher plus de personnes et de façon plus précoce, ce qui implique des traitements moins lourds.

Au cours des dernières décennies, le cancer est devenue une maladie chronique qui peut être prise en charge à domicile, ce qui accroît les besoins de soutien au jour le jour, pour la personne malade et son entourage. L’enquête « Vie deux ans après un diagnostic de cancer – VICAN2 » de juin 2014 montre que les difficultés sont proches de celles identifiées par les patients que nous avons rencontrés en 2012 dans le cadre du projet UNISSON :

  • Annonce jugée brutale par 18% des personnes (c’est un avis plus répandu chez les personnes les moins diplômées, les femmes et les plus jeunes)
  • Dégradation de la qualité de vie induite par un cancer renforcé lorsque la personne connait des difficultés sociales (chômage, problèmes financiers…)
  • Fort impact du cancer sur la situation professionnelle (Au moment du diagnostic 8 personnes sur 10 étaient en emplois contre 6 sur 10 deux ans plus tard)
  • 1 personne sur 10 se dit victime de discriminations directement liées à sa maladie

Le cancer apparaît comme un facteur d’aggravation des inégalités sociales qui lui préexistaient.

C’est une nouvelle plutôt rassurante. De plus en plus de personnes atteintes d’un cancer sont toujours en vie cinq ans après le diagnostic de la maladie. C’est ce que révèle la troisième édition d’une vaste enquête publiée mardi 2 février par l’institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut national du cancer (INCa). Selon cette étude menée entre 1989 et 2010 sur plus de 535 000 cas et portant sur 53 types de cancer, les tendances sont jugées globalement « encourageantes ». Même si ces survies restent très « hétérogènes » et ces pronostics doivent être lus avec « prudence ».

 

 

 

 

Les progrès techniques ne règlent pas tout. Les traitements sont encore trop souvent accompagnés d’effets secondaires plus ou moins durement ressentis.

Puce logo Accompagner le patient dès la fin des traitements lourds & dans l’après cancer

Il existe aujourd’hui, des associations qui accompagnent les patients pendant la période des traitements, même si à ce jour, ils sont encore peu connus. Cependant nous l’avons vu, l’amélioration des techniques, l’augmentation du nombre de dépistage précoce augmente les chances de survie après la maladie. Malheureusement, encore peu de réponses sont proposées pour accompagner les patients dès la fin des traitements lourds. Dans cette période de rémission et de reconstruction jusqu’au retour à l’emploi.

Pourtant, en France on considère qu’au moins 2 millions de personnes vivent, en ayant eu un jour un cancer. Il s’agit donc dans le cadre de l’association, de prendre en considération cette période que l’on appelle « l’après cancer ». Il recouvre des situations très différentes selon que la personne se trouve en situation de guérison ou de rémission.

Le risque d’évolution du cancer diminue avec le temps: tous cancers confondus, 27% des personnes voient leurs cancers réévoluer la première année, après 10 ans, ce risque tombe à 2%. C’est un constat encourageant qui nécessite un accompagnement spécifique pour faciliter le passage du statut de malade à celui de personne ayant été traitée pour un cancer, et ainsi participer à sa reconstruction qui peut prendre du temps, tout en préservant une qualité de vie.